Episode #4 Comment j’ai appris à me connaître vraiment : mon cheminement grâce à ces 3 outils
J’ai envie de parler aujourd’hui de déconditionnement et des grilles de lectures dont je me suis servie pour apprendre à me connaître. Le déconditionnement et la connaissance de soi vont de pair.
Je me suis complètement immergée dans la connaissance de certains outils, qui m’ont permis de me connaître et d’arrêter certains dysfonctionnements qui ne me servaient pas. Je fonctionne ainsi, si un sujet me parle, je l’étudie à fond.
Se déconditionner c’est construire une vie à l’écoute de son propre rythme
Quand j’ai choisi de faire l’instruction en famille pour mes enfants, je sortais de plusieurs années de salariat, et d’études, dont une période où j’ai cumulé les deux et même l’éducation de mon premier fils. Mon rythme était donc complètement conditionné. J’étais réglée sur ce que j’avais appris depuis mon entrée à l’école et ce qu’on attendait de moi : métro – boulot – dodo. Mettre son réveil le matin, 3 repas par jour, et un travail productif toute la journée, et enfin le cerveau qui cherche une échappatoire pour décompresser le soir…
Lorsqu’on choisit de déscolariser ses enfants pour les élever librement ou bien parfois lorsqu’on passe du salariat à la création d’entreprise ou encore lorsqu’on choisit de prendre de soin de soi car le corps ne suit plus, nous prenons du recul sur ce rythme imposé de l’extérieur. Cela se fait très progressivement. Et nous découvrons que nous pouvons ajuster notre rythme en fonction de nos besoins et non pas le définir en fonction des besoins, des attentes ou du regard extérieur. Ce n’est pas pour autant que j’invite particulièrement à vivre différemment ou complètement en décalage, de ce qui se fait autour de nous. Mais de s’écouter et d’avancer en fonction de nos capacités, notre énergie, notre disponibilité mentale et de nos objectifs réalisables.
C’est un ajustement très fin, et quand on en prend conscience, nous reconquérons une part de notre souveraineté et de notre liberté. Ce qui est fantastique, c’est que ce rythme peut évoluer dans le temps et en fonction de nos besoins.
Se déconditionner c’est prendre conscience de nos dysfonctionnements psychopathologiques
Nous sommes tous névrosés. Nous avons tous des troubles ou dysfonctionnements psychopathologiques. Mais ils ne nous empêchent pas forcément de fonctionner dans notre vie. C’est pourquoi nous n’avons pas tous besoin de passer notre vie en thérapie et c’est tant mieux.
Prendre conscience de nos dysfonctionnements permet progressivement d’arrêter des attitudes qui peuvent nous nuire. On commence par s’observer dysfonctionner. On se dit parfois “mais qu’est-ce que je suis en train de faire ou d’accepter là ?“ Ça peut être par exemple des situations dans lesquelles nous remettons nos besoins entre les mains d’une autre personne, comme des besoins affectifs. Ça dit en nous, “j’ai tellement besoin d’être aimée, cette personne semble m’aimer, alors je vais accepter cette relation, même si au fond de moi…”
Puis au fil du temps, et d’efforts, nous arrivons à les endiguer et les arrêter et à fonctionner sans souffrance.
Pendant mes 10 ans de thérapie primale, un de mes livres de chevet était Comment gérer les personnalités difficiles de François Lelord et Christophe André*. Je lisais profil par profil et parfois je tombais sur des passages, dont j’avais l’impression qu’ils parlaient de moi. Et ce n’était pas glorieux. C’était dur. Mais par effet miroir et grâce à beaucoup de confrontations en séance de thérapie. J’ai réussi à atténuer ces traits pathologiques et à les faire disparaître complètement (ou presque).
Se déconditionner c’est utiliser des outils qui proposent des grilles de lectures comme les troubles du spectres
J’ai eu aussi une période, pendant laquelle, je me suis documentée sur les troubles neurodéveloppementaux, comme l’autisme, le TDAH et leur(s) spectre(s).
Livres, vidéos, témoignages — tout ce qui existait sur le spectre de l’autisme au féminin en particulier est passé entre mes mains. Les groupes des réseaux sociaux sur le TDAH ont aussi été une mine d’informations précieuse.
Les descriptions et témoignages m’ont énormément aidée à avoir une lecture de moi et de certains fonctionnements que je ne m’expliquais pas. J’ai découvert que d’autres personnes avaient les mêmes gênes ou troubles. Je peux citer comme exemple l’hyperacousie, qui peut me déranger profondément lorsqu’un bruit prend le dessus dans ma tête et peut comme “m’écraser”.
Une autre grille de lecture qui me passionne vraiment actuellement et que je trouve très fine est le human design.
Se déconditionner c’est utiliser des outils qui proposent des grilles de lectures comme le human design
Le Human design ou Design humain en français, nous montre, à mes yeux, que nous sommes tous différents, programmés en fonction de notre date et lieu de naissance, mais aussi de nos conditionnements, qui peuvent être différents même pour des jumeaux.
Le Human design, nous dit, comment nous sommes “codés” énergétiquement pour fonctionner au sein de la communauté des humains. Il est comme un mode d’emploi et nous propose de connaître quel est notre fonctionnement optimal et la meilleure façon de participer à créer un monde meilleur. Perso, il me permet d’apprendre à apprécier mon système, sans aucunement m’enfermer.
C’est comme si, quand tu étais jeune parent on t’avait expliqué que chaque pleur, mimique de la bouche, des mains, ou du corps de ton enfant, correspondait en réalité à un besoin particulier clairement compréhensible. Ça ne t’enfermerait pas, n’est-ce pas, au contraire, ça te simplifierait la vie et réduirait toutes les zones de frictions avec ton enfant, quel apaisement.
Donc, le human design nous dit que nous sommes marqués par différents facteurs au moment même de notre naissance et par l’attitude de nos parents, professeurs, de la société en général par la suite.
Comme on peut le comprendre dans l’exemple du nourrisson, ce code énergétique que nous avons au départ, est une source de sagesse,. Si nous réussissons à nous libérer des “conditionnements” et vivre selon ce code.
Sans être enfermant, c’est un outil de lecture profonde et subtile de nous-même et de nos manières de fonctionner. Contrairement aux outils précédents, le human design est vraiment individuel. Il parle de nous, et nous permet des prises de conscience plus fines.
La recherche de la connaissance de soi est fondamentale : mon voyage intérieur.
La recherche de la connaissance de moi est fondamentale. Cette quête a été déclenchée quand ma vie s’est effondrée comme j’en ai parlé dans 🔗 mon premier épisode. J’ai réalisé à l’époque à quel point j’étais éloignée de moi-même, complètement désalignée.
Pour rire, imagine un skieur alpin avec ses deux skis qui partent dans des directions opposées…
J’étais incapable de remplir par moi-même mon vide intérieur et c’était très douloureux.
C’est à ce moment que j’ai entrepris la thérapie primale.
J’ai dû commencer mon voyage intérieur à coups de machette, comme quand si tu voulais entrer dans une jungle. Il y avait tellement à débroussailler au début, et puis au fil des années, le travail s’est affiné et ma conscience s’est ouverte et élargie.
Je me souviens d’une fois, en rentrant d’un week-end complet de thérapie – j’en faisais un par mois au début – d’avoir eu cette sensation d’entendre les sons autour de moi différemment et surtout mieux. Comme si j’entendais au-delà de mon brouillard mental, qui devait être enfin en train de diminuer. Une autre fois c’était au niveau de ma vision, de ma perception. Je m’étais dit je vois la vie en 3D, ma vie prenait comme du volume. Alors qu’avant tout était plat et lourd.
Mais pourquoi se déconditionner au final ?
Aller vers une meilleure connaissance de soi permet une plus grande autonomie et liberté décisionnelle. C’est le point de départ pour manifester le reste de notre vie.
Notre génération de 45- 65 ans a baigné dans une opulence matérielle. Mais aujourd’hui, l’heure est à la “dématérialisation”, j’entends par là, l’élévation de nos énergies, de nos consciences. Nous devons nettoyer nos vieux véhicules corporels si nous voulons accueillir les nouvelles capacités et données spirituelles qui sont à notre disposition et avec lesquelles naissent les jeunes générations.
En effet, le changement d’ère que nous vivons actuellement s’accompagne de changements vibratoires qui induisent que nous devons être en capacité pour recevoir ces nouvelles vibrations pour nous élever et rayonner.
Quand je dis “devoir” je m’adresse aux personnes pour lesquelles cet appel résonne. Car chacun chacune est là pour un rôle particulier et celui-ci peut être justement d’accompagner les autres dans cette ascension ou transition. Je me positionne ainsi.
Augmenter ses vibration pour aller vers une nouvelle ère
Je ressens qu’une grande mise à jour de notre système énergétique est en cours et nous devons, si nous nous sentons appelés, accompagner en premier lieu notre propre corps dans cette transformation. Commencer par soi est important et cela va impacter d’une manière ou d’une autre votre entourage.
Pour te donner une image, c’est comme si on venait de découvrir une énergie propre et dont la source est intarissable qui permette d’alimenter nos voitures. Collectivement nous aurions choisi d’adapter toutes les voitures existantes à ce système. Tu ferais, bien sûr, toutes les démarches nécessaires pour transformer ta voiture. Tu l’emmènerais au garage et téléchargerais le bon logiciel pour faire fonctionner le tableau de bord dans son nouveau mode.
C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec nos corps.
Je te laisse sur cette belle image.
*Je vous mets le lien du livre de François Lelord et Christophe André dans les notes de l’épisode, c’est un lien affilié qui soutient mon travail gratuit. : Comment gérer les personnalités difficiles de François Lelord et Christophe André