Episode #5 Souveraineté personnelle

Il y a quelques années, je me suis auto déclarée souveraine de mon empire !

J’ai toujours eu cette intuition que le monde autour de moi ne tournait pas comme j’aurais aimé qu’il tourne. Dominé par des décisions extérieures à moi sur lesquelles j’avais peu de poids.

J’ai passé ma vie à regarder les événements sous des angles alternatifs à ce qui se fait communément. Iconoclaste, on pourrait dire, ma façon d’être au monde sort souvent du cadre. Elle peut d’ailleurs déranger ceux qui s’y conforment autour de moi. “Non, les gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux” comme disait Brassens.

L’instruction en famille comme étendard de ma souveraineté

Je ne peux pas suivre un mouvement, m’engager dans une direction, sans remettre en question le cadre global. Je ne peux pas me soumettre à un mouvement collectif, si je n’ai pas étudié, remis en question l’ensemble du mouvement. 

Je suis de celles qui ont choisi, contre vents et marées, l’instruction en famille de leurs enfants. Considérant que ce cadre respectait mieux le rythme du développement d’un petit homme. Je leur ai offert des fenêtres sur d’autres visions de la vie, de la relation au monde et surtout le temps d’introspection nécessaire à la construction de soi.

La souveraineté personnelle c’est la connaissance et l’information

Les quelques périodes d’école à la maison que j’ai offertes à mes enfants, leur ont permis d’avoir le temps de l’introspection. Ce temps leur a aussi permis de se diriger vers les connaissances qu’ils souhaitaient acquérir. Ces expériences ne les empêchent pas de faire société aujourd’hui. Bien au contraire cela leur apporte une finesse d’être et une autonomie précieuses dans un monde qui pousse souvent au conformisme.

Les particularités de chaque être sont ce qui donne de l’humanité, à chacun. La connaissance profonde de soi-même de chacun est ce qui peut rendre la société belle et harmonieuse. Le respect de chacun est la base d’une société d’individus souverains.

C’est pourquoi la connaissance va de pair avec la souveraineté.

La connaissance de soi ainsi que le choix d’une connaissance autonome, de ses propres apprentissages est une condition à la souveraineté et la liberté de l‘être.

Définition de la souveraineté

C’est ainsi que j’évolue. Je veux être libre de construire la vie que je souhaite pour moi et les miens. Je respecte la société qui m’entoure et ses règles jusqu’à cette limite, qu’elle doit elle aussi me respecter. Elle doit aussi respecter ma souveraineté.

La souveraineté est pour moi le principe selon lequel un individu est libre de ses actions et ses pensées, de ses choix, du moment qu’il n’empiète pas sur ceux des autres. Ce n’est pas de l’égoïsme, à partir du moment où tu ne nuis pas à autrui. 

C’est être au monde en partant du plus grand respect de soi. Plutôt que de vivre sous l’influence du regard des autres, qu’il s’agisse de la famille, des amis. Ou des attentes de la société, incarnées par ce « ON » impersonnel, ce que « les gens » pensent ou attendent.

La souveraineté est pour moi le respect d’un processus qui va de l’intérieur vers l’extérieur et non pas l’inverse. 

À qui, à quoi j’accorde ma confiance

Le monde dans lequel j’évolue part d’abord de moi. Je choisis à qui et à quoi j’accorde mon temps, mon attention et ma confiance. Chaque élément extérieur qui se présente à moi est scanné et évalué. C’est moi qui décide s’il a l’autorisation, ou non, de venir interagir avec mon esprit, mon cœur ou mon corps.

Je choisis dans chaque domaine ce qui entre dans mon champ. Je choisis ce que je mange. S’il m’était possible, je choisirais les champs électromagnétiques auxquels je me soumets et l’air que je respire. Je choisis les personnes qui m’entourent. Et l’attention que je peux leur accorder. Je choisis les informations et croyances auxquelles je veux porter mon attention. 

Le monde est beaucoup plus excitant ainsi. Je projette sur mon écran de croyances, les scenarii que je construis moi-même sans cesse en accumulant des bribes d’info à droite et à gauche.

Mais surtout, je préserve mon royaume. Je ne laisse jamais une gouvernance extérieure venir coloniser mon domaine.

Autorité naturelle et souveraineté

Pour moi, être souveraine est intimement lié à une forme d’autorité naturelle. C’est presque intuitif : c’est moi qui pose le cadre de mon existence. Et je trouve cela tellement plus serein que de me laisser porter par un consensus tiède ou par une autorité extérieure qui déciderait, selon son bon vouloir, de la direction de ma vie.

Je mets à distance la peur qui pourrait venir d’une quelconque pression qui s’exercerait sur moi de l’extérieur.

En tant que souveraine, je suis à la barre ou au gouvernail de mon embarcation. C’est moi qui dirige et ajuste mon itinéraire.

Cette posture m’est permise car je prends et porte mes responsabilités fièrement et sûrement. Je me sens pleinement dans mon alignement et ancrée en étant souveraine.

La posture de souveraineté : ancrage et alignement

Il m’a fallu un long travail personnel pour trouver mon ancrage dans cette vie et vivre alignée. Ces deux conditions de la vie heureuse sont comme les cadrans de notre tableau de bord. Il nous faut sans cesse les surveiller pour les ajuster et retrouver leur équilibre.

Je me sers de ma boussole “tête, coeur, corps, connexion” comme d’un guide. Je maintiens l’équilibre de ces 4 domaines afin de me sentir bien dans mon incarnation.

Je vis ma spiritualité librement tout en restant les pieds sur terre, car je m’investis dans la matière, je marche en nature ou j’ai des activités manuelles.

Je prends soin de mon corps par de l’activité physique, des séances de sauna, des séances de relaxation avec le yin yoga. Lien vers mon site YinYogaFlo et des séances gratuites.

Je prends aussi soin de ma tête j’apprends, je lis, je me cultive, je pense, j’écris ce qui m’encombre, etc…

C’est en vivant en harmonie que je me sens souveraine.

La souveraineté c’est d’abord vivre en paix avec soi et avec les autres

La souveraineté n’est possible que si nous sommes en paix avec nous-même. Elle n’est possible que si nous acceptons notre autorité naturelle. Elle est possible si nous savons prendre nos responsabilités sans les faire porter par d’autres personnes. 

Elle est issue d’une grande connaissance de soi comme nous l’avons vu précédemment avec l’ancrage et l’alignement. Elle demande aussi un travail d’introspection permanent. Elle nécessite qu’on se confronte à ses propres démons intérieurs, à ses croyances limitantes.

Elle nous demande aussi de s’aimer pleinement, afin de pouvoir poser ses limites avec les autres de façon juste et sans douleur (ni pour eux, ni pour soi-même).

Elle nous demande d’être clair avec nous-même pour être clair avec les autres, ou au moins de savoir clarifier les situations au fur et à mesure.

La souveraineté personnelle est un projet de société 

Nous vivons dans un monde régi par des pays, qui se disent souverains, parfois au détriment de la souveraineté des Hommes qui les peuplent.

Je pense que si chacun d’entre nous était souverain, nous construirions des sociétés plus harmonieuses.

Chaque être humain est ici incarné sur Terre pour sa propre raison et si nous la laissions se développer naturellement elle pourrait se déployer pleinement et de façon juste.

Nous sommes tous une des pièces du puzzle géant de l’humanité, nous avons tous notre pierre à apporter à l’édifice.

Se révéler après 45 ans c’est aussi prendre ou reprendre sa souveraineté

Le chemin de sa propre révélation après 45 ans est le même chemin que la conquête ou la reconquête de sa souveraineté. C’est un travail de bilan, d’introspection et d’analyse de sa vie et de ses envies.

Pour se déployer pleinement, il faut être conscient(e) de qui on est, de ce à quoi on est prêt(e) à donner, de ce que l’on souhaite obtenir. 

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