Episode #11 Se sentir différente : et si c’était ta plus grande force ?
Dans cet épisode nous allons parler de cette étrange sensation de gêne que tu ressens quand tu parles avec d’autres personnes. Comme un sentiment d’être en décalage, mélangé à de la gêne et à de l’incompréhension.
Nous allons voir comment toutes ces impressions malaisantes qui te traversent et te donnent envie de te cacher peuvent être au contraire la source de ta plus grande valeur.
Si comme moi tu t’es toujours sentie différente, cette impression t’a peut-être freinée pour entreprendre des projets qui te tenaient à cœur, que ce soit dans ta vie privée comme dans ta vie professionnelle. Tu ne t’es peut-être pas autorisée à prendre ta place ou à t’exprimer avec ton plein potentiel.
Personnellement, je me suis toujours vue comme quelqu’un qui était mal compris par les autres et je me suis empêchée de communiquer, de développer mes idées et mes projets, au final de vivre la vie que j’avais vraiment envie de vivre.
Ce que je vais te partager, c’est le fruit d’années d’expérience et de recherches sur ce décalage ressenti, et tout le travail que j’ai fait sur moi-même, pour dépasser enfin ces blocages.
Je sais que tout ce que j’ai appris va vraiment t’aider, si toi aussi tu veux enfin révéler ce qu’il y a de meilleur en toi, vivre une vie heureuse et épanouie, cette vie que tu as, jusqu’à aujourd’hui, empêché d’émerger.
Avant de commencer — j’ai créé un outil gratuit sur florencealfano.com/roue pour découvrir dans quels domaines de ta vie tu ne t’es pas encore pleinement révélé. Le lien est dans la description.
Se sentir rejetée depuis l’enfance — et si c’était le début de tout ?
À force de chercher, j’ai enfin compris, tout récemment seulement, quelle était ma plus grande valeur ajoutée au monde.
Aussi loin que je m’en souvienne, je me suis toujours sentie en décalage, différente.
Je jouais seule, j’étais bien comme cela, comme dans ma bulle. Un peu plus tard, je me documentais ou j’observais les astres avec intérêt. C’était un peu comme si j’attendais des réponses venues d’ailleurs, ou une connexion particulière avec ce qui se passait dans le ciel.
Pendant toute ma scolarité, j’étais mal à l’aise en classe. J’étais souvent isolée. Avec le recul, c’était comme si ma présence et ma façon d’être déclenchaient chez les autres une réaction de rejet ou de moquerie. Ainsi, j’ai systématiquement été exposée à la violence des autres. À aucun moment je n’ai réussi à m’intégrer dans un groupe et j’ai fait à chaque fois l’expérience de railleries et de mises à l’écart.
C’était douloureux, mais j’ai continué à accumuler ces situations d’incompréhension et d’exclusion. Je n’avais pas la chance de pouvoir être écoutée dans mes souffrances par mes parents. Je n’ai pas eu d’autre choix que de faire le dos rond, de me créer une carapace et de tenir. Je te renvoie à l’épisode précédent, le numéro 10, dans lequel je parle de comment se libérer de ses blessures du passé.
Bref, je n’ai jamais craqué.
Même dans ma vie d’adulte, je n’ai jamais trouvé ma place dans un groupe. Je ne peux pas faire équipe, car soit je prends le lead, soit je m’isole et fais à ma façon. Généralement, quand je suis en formation, je perturbe les formateurs par ma posture en décalage.
Ce n’est que récemment donc, que j’ai enfin eu le déclic. J’ai connecté et j’ai compris que toutes ces expériences qui m’ont construite me permettent aujourd’hui d’exprimer enfin qui je suis.
Être atypique : ce n’est pas un frein, c’est ta clé d’émancipation
Pourquoi je partage avec toi tout cela ? Parce que je pense que je n’aurais pas fait tout le travail que j’ai fait sur moi, toutes ces recherches sur « pourquoi je suis toujours autant en décalage avec les autres », si je n’avais pas eu à traverser ces moments difficiles.
Je pense que c’est grâce à cette posture en décalage que je peux apporter au monde une vision décalée justement. C’est parce que je suis atypique dans ma façon d’être et de me comporter que j’apporte à la communauté des façons de voir la vie différemment.
Je sais avec certitude que je ne peux pas être un élément dans un groupe et me conformer à une règle extérieure. Je pense que ma position dans un groupe est celle de la chercheuse-expérimentatrice et de la guide.
J’ai essayé de rentrer dans des cases, de faire des formations, de suivre les règles du groupe. Mais à chaque fois, je me retrouve encore et encore dans cette posture en décalage.
C’est à partir du moment où j’ai animé des séances de Yin Yoga que j’ai commencé à comprendre quelle était la place la plus juste pour moi par rapport au groupe « humain ».
J’ai compris que j’étais un peu comme Robin Williams qui incarne John Keating. Ce professeur de littérature excentrique et inspirant dans Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society), sorti en 1989, qui offre à ses élèves, en bravant toutes les règles de l’établissement dans lequel il travaille, l’occasion de constamment s’efforcer de regarder les choses sous un angle différent.
Ce que je veux te dire, c’est que si tu es dans ta quarantaine, voire dans ta cinquantaine, et si ce sentiment de décalage t’est familier, si tu le portes en toi depuis des années, sache que ce n’est pas une tare, un frein ou un dysfonctionnement. C’est au contraire ta plus grande force, c’est ta clé d’émancipation.
Le retour de Chiron : guérir pour guérir les autres
En astrologie, il y a un phénomène qui se produit vers la cinquantaine qui est appelé « le retour de Chiron ». Chiron, c’est un astéroïde qui revient pour la première fois à l’emplacement où il était lors de ta naissance. Cet événement nous offre la capacité à guérir nos blessures d’estime de soi pour guérir l’humanité.
Si tu réussis à guérir cette blessure pour toi, tu réussiras à guérir cette blessure chez les autres. Et tu pourras enfin aligner tes projets de vie pro et perso.
Mais avant d’y arriver, cela te demande de te connaître et d’arrêter de lutter contre ces parties de toi que tu n’as pas encore accueillies, soignées et guéries. Celle qui te gêne, dont tu as honte.
Transmuter ses blessures — comment ta plus grande souffrance devient ton plus grand impact
Parce que le secret d’une vie libérée et épanouie, d’une vie dans laquelle tu réalises vraiment tous tes projets, dans laquelle tu réussis à créer l’entreprise que tu as toujours voulu réaliser, faire le ou les voyages de tes rêves, vivre de la manière que tu as toujours voulu.
Le secret pour se sentir enfin bien dans sa peau, pour ne plus avoir peur du regard des autres, ne plus faire ce que les autres attendent de nous, qui va à l’encontre de nos besoins.
La solution pour devenir cette personne qui fait du bien aux autres, qui est inspirante, qui transforme des vies, c’est de comprendre que ta plus grande valeur se trouve dans la partie de toi la plus cachée.
Le secret, c’est de faire ce qui te donne du plaisir, grâce à ce qui vient du plus profond de toi. C’est d’aimer en toi toutes tes parties, même et, surtout, celles qui te gênent le plus. Et ensuite de comprendre que c’est grâce à la sagesse acquise à partir de ces zones de vulnérabilité que tu auras le plus d’impact sur le monde.
Pour quelqu’un qui s’est toujours sentie en décalage et incomprise comme nous, comme toi qui m’écoutes, notre plus grande et belle évolution dans cette vie, c’est de réussir à transmuter nos blessures et de devenir des guides. Pour accompagner d’autres personnes autour de nous à s’émanciper, à s’élever.
Rayonner depuis ses zones d’ombres
Je peux te garantir que la plus belle source d’épanouissement personnel dans la vie, là où tu vas avoir le plus de plaisir, le plus de joie de vivre, d’amour, de reconnaissance, voire même d’argent et la meilleure énergie au quotidien, c’est celle de s’élever, de rayonner à partir de tes anciennes zones d’ombre, à partir de là où nous avons le plus souffert.
La seule décision que tu as à prendre, c’est celle de mettre en lumière, de révéler ce qui en toi est encore caché, ce qui en toi ternit depuis toujours ta valeur.
Aujourd’hui, ce que je fais, c’est exactement cela : c’est de témoigner de ce que j’ai si longtemps retenu, c’est d’exposer au monde toutes mes expériences de vie. Je sais ce que j’ai à faire et ce que j’ai à transmettre. Je suis profondément animée et je me sens tellement alignée que c’est un moteur permanent pour passer à l’action.
Je m’expose et je mets en lumière de plus en plus de mes zones de vulnérabilité. Parce que je sais que cela va permettre à d’autres autour de moi d’avoir la force de se libérer à leur tour.
Parce que j’aime maintenant comment je suis, peu importe ce que cela peut faire aux autres. Je vois mes différences comme des atouts et non plus comme des tares.
Conclusion
J’espère que cet épisode t’a inspiré. Et que tu vas enfin regarder en face les zones que tu caches aux autres et peut-être même encore à toi-même. Que tu vas comprendre que ces zones font partie de toi, qu’elles n’ont pas à être rejetées.
Et que, bien au contraire, ce sont d’énormes sources d’épanouissement et de réussite sociale et professionnelle, et c’est ta plus grande force pour contribuer à embellir le monde et à faire du bien autour de toi.
Dis-moi en commentaire : toi aussi tu t’es toujours senti en décalage ? Je lis tous les commentaires.
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