Episode #10 Enfant intérieur : et si c’était lui qui gouvernait ta vie ?
Et si la joie de vivre et l’épanouissement personnel étaient à ta portée dès maintenant ? Et si les malaises que tu vis régulièrement dans ta vie n’étaient pas si difficiles à diminuer, voire à bannir complètement ? Dans cet épisode, je vais t’expliquer ce qui te retient vraiment à la fois de vivre ta vie pleinement et de faire ces grands projets dont tu rêves au fond.
Avant de commencer — j’ai créé un outil gratuit sur florencealfano.com/roue pour découvrir dans quels domaines de ta vie tu ne t’es pas encore pleinement révélé. Le lien est dans la description.
Blessures émotionnelles : comment tes parts blessées gouvernent ta vie ?
Des comportements qui surgissent malgré nous
Aujourd’hui, tu vis peut-être cela toi-même ou bien tu l’observes chez un proche : des comportements démesurés et incontrôlés : que ce soit une colère démesurée, des peurs irrationnelles de rejet, des moments où tout se fige en toi, une honte persistante de ne pas être à la hauteur, un auto-abandon. Ces comportements sont gênants au quotidien et surgissent sans prévenir.
Nous savons pourtant que ce sont des réactions excessives et pas tout à fait normales, mais c’est beaucoup plus fort que nous, que notre volonté. Et en plus, ils nous font souffrir profondément. Nous trimballons bien souvent ces souffrances toute notre vie.
Elles sont tellement profondes que nous les cachons et n’osons et ne savons pas comment les exprimer clairement, ni comment les déconstruire. Étant donné que c’est la seule manière de réagir que nous connaissons, changer et se séparer de ces comportements nous paraît encore plus inconfortable, voire même effrayant.
D’où viennent ces parts blessées ?
Ces réactions ont toutes une même source : notre enfance. Ce sont les « parties » de nous qui n’ont pas été reconnues, accueillies, rassurées, lorsque nous en avions besoin ; elles nous « poussent » à agir de manière irrationnelle. Et nous nous rendons compte de ce dysfonctionnement dans notre regard d’adulte.
L’enfance est un moment de fragilité de l’être humain, et tout devrait être mis en place pour élever le petit d’homme dans un cadre respectueux et bienveillant. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Nous portons tous des stigmates de ces temps de construction de notre psychisme. Tantôt appelées « l’enfant intérieur », tantôt « partie d’âme à recouvrir », ces parties immatures en nous sont toujours là, en souffrance, enfermées en nous.
Mais bien que complètement oubliées parfois et rejetées, pour le moment, ces parties de nous sont sauvables et récupérables. Elles sont même une source, un grand potentiel de renaissance à n’importe quel moment de notre vie d’adulte. C’est pourquoi il est si important de se confronter à ces parts d’ombre restées en nous si nous voulons nous épanouir.
Trauma émotionnel : comment ton cerveau enregistre les blessures d’enfance ?
Plongeons dans notre cerveau et simplifions son fonctionnement pour avoir une compréhension schématique : Le petit d’homme naît immature. D’un point de vue biologique, il semblerait que s’il naissait à maturité comme les autres mammifères, il ne pourrait pas traverser le bassin de sa mère. Au cours de sa longue croissance, le cerveau développe et active progressivement 3 étapes de réception des informations.
Le cerveau reptilien :
Tout d’abord, pendant la grossesse s’active le cerveau reptilien. Comme son nom l’indique, c’est le cerveau le plus « sauvage », le plus ancestral. C’est lui « notre instinct de survie », il reste actif si les autres buguent.
Ce cerveau « n’a pas la parole ». C’est-à-dire que les souvenirs de cette période ne peuvent pas s’exprimer par des mots, mais plutôt par des manifestations corporelles.
Il peut être affecté par différentes sources de traumas :
- Ceux qui surviennent pendant la vie intra-utérine, dans la vie de la maman ou des atteintes au corps de la maman.
- Ceux qui se produisent pendant la naissance : une naissance par césarienne, un cordon mal placé, une perte d’oxygène, des outils ou gestes de l’accoucheur ressentis comme intrusifs par le nourrisson, les conditions au moment de l’expulsion comme les bruits, la lumière, les premiers contacts et « soins » plus ou moins intrusifs.
- Ceux qui surviennent pendant les premiers mois de la vie, liés essentiellement à l’environnement et à la nourriture.
- C’est ce niveau de cerveau qui prend principalement les chocs pendant les premiers mois.
Le système limbique :
Ensuite, c’est le système limbique qui prend le relais ; c’est lui qui encaissera donc principalement les traumas survenant pendant l’enfance. C’est le niveau des émotions et des ressentis. Donc, la façon d’exprimer le trauma sera dans le registre des sentiments.
En fonction de l’âge où le trauma s’est passé, le souvenir sera engrammé avec le niveau de maturité que l’enfant possède à l’époque. Or, ce niveau correspond à un niveau de langage encore immature. C’est pour cette raison qu’il est parfois difficile de faire émerger des traumas de l’enfant avec une thérapie qui reste au niveau de maturité et de langue de l’adulte.
Le néocortex :
Progressivement se développe le néocortex qui sera complètement mature aux environs des 25 ans ! C’est lui qui nous permet de rationaliser. À l’âge adulte, il est notre bouclier et nous permet de prendre du recul sur ce qui nous arrive. C’est pourquoi les traumas n’ont pas le même effet que ceux subis pendant l’enfance.
L’enfant n’a pas encore la protection complète de son néocortex pour comprendre ce qui lui arrive. Et toutes les expériences marquantes dans sa jeunesse, depuis le ventre de sa mère jusqu’à la fin de l’adolescence, seront engrammées en lui et créeront une sorte de court-circuit dans son cerveau.
Compulsion de répétition : comment tu rejoues toujours les mêmes schémas ?
On pourrait voir le développement du cerveau comme le chantier d’un circuit électrique. Aujourd’hui, quand on met en place un circuit électrique, on pose en amont de celui-ci un disjoncteur, qui est une sécurité en cas de surcharge. Eh bien, le cerveau fonctionne pareil, sauf que le disjoncteur n’est mis en place qu’à la fin, quand le cerveau est mature.
Un enfant est un apprenant par nature. Il va poser des hypothèses et elles vont être validées ou invalidées par ses expériences et par les réponses que lui apporte son environnement. Un trauma, quel qu’il soit, crée dans le cerveau de l’enfant comme un court-circuit. Cela crée un pont, comme une boucle qui va tourner sans fin, cherchant à solutionner la situation traumatisante qu’il a vécue.
Une partie de toi reste figée dans le passé
Cela va comme détacher une partie de lui. Cette partie de lui va rester condamnée à cet instant précis de sa vie. Les chamanes parlent d’une partie d’âme, Jung parle d’enfant intérieur. Le cerveau va mobiliser une part de ses ressources à gérer ce trauma en permanence, au détriment de son propre développement.
J’ai retenu cette image dans mes lectures d’Alice Miller : en nous cohabite la somme de plusieurs nous à différents niveaux de maturité. Il y a ceux qui ont grandi sans problème et ceux qui se sont arrêtés de grandir devant un obstacle plus ou moins traumatisant. Les réponses que nous allons adopter face au monde sont celles de ces parts de nous plus ou moins matures.
Pourquoi on rejoue toujours les mêmes schémas
Nous allons constamment répéter des situations qui reproduisent cette scène traumatisante. Comme pour invalider la réponse qui nous a été apportée, car elle n’était vraiment pas la bonne pour nous. Nous sommes pourtant inconsciemment attirés vers des situations ou des personnes avec qui nous allons reproduire ce schéma originel.
À chaque répétition, nous serons dans l’espoir que, cette fois, la situation se solutionnera différemment. Nous attendons enfin d’être libérés et soulagés de cette souffrance que nous portons en nous. Nous espérons sans fin que cette fois sera la bonne. Que nous serons enfin aimé(e), choisi(e), reconnu(e), protégé(e). Freud a nommé ça « la compulsion de répétition ».
Sans prise de conscience, nous sommes comme un hamster prisonnier de sa roue. Nous avons beau changer de partenaire, de travail, d’environnement, les situations se reproduisent exactement selon le même schéma.
Trauma émotionnel : comment il s’inscrit dans ton corps et ta voix intérieure ?
Il existe plusieurs types de situations traumatisantes pendant l’enfance. Mon psy disait : « Il est plus facile d’identifier ses traumas quand on a eu clairement affaire à un parent dysfonctionnel, violent ou alcoolique par exemple, que quand on a eu des parents qui paraissaient « normaux » ». Les blessures facilement identifiables sont celles dont nous nous souvenons, que nous pouvons décrire facilement. Ce sont des moments de notre enfance qui nous ont marqués particulièrement et bien plus profondément que nous ne pouvons l’imaginer.
Et pourtant, toutes les situations font souffrir tout autant et on a tout autant de mal à vouloir vraiment les guérir.
Arthur Janov parlait aussi de scènes primales majeures et mineures, et je trouve ces appellations parlantes. La scène primale majeure, c’est un peu comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est LA scène qui va marquer le plus l’enfant. C’est celle qui va faire basculer dans le trauma. C’est une scène qui va créer un choc profond pour l’enfant. Alors que les scènes primales mineures seront toutes les petites situations qui s’accumulent et qui vont progressivement atteindre la psyché.
Il y a des scènes qui laissent des empreintes nettes. Des scènes traumatisantes qui laissent des empreintes dans le corps. Celui-ci va adopter la mémoire de la scène, il va ainsi se durcir, se contracter dans des postures défensives. Il se crée une cuirasse selon Wilhelm Reich. C’est notamment dans l’eau qui circule dans les fascias que vont se mémoriser ces traumas.
L’enfant va perdre son innocence.
Les blessures qu’on ne voit pas
Et puis il y a des blessures plus subtiles : les parents qui ne répondent pas aux besoins du petit enfant. Manque de présence émotionnelle ou de tendresse, critiques masquées, attentes disproportionnées. Ces blessures laissent un sentiment de vide à l’intérieur, un sentiment de honte à l’échec et d’inadaptation au monde. Et on ne comprend pas d’où viennent la douleur et ce dysfonctionnement intérieur.
Toutes ces scènes traumatisantes auront le même effet : rupture du sentiment de valeur, et installer un sentiment d’être inadéquat et profondément défectueux.
La voix intérieure qui s’installe
Une autre conséquence est que toutes les petites phrases répétées vont créer une voix intérieure, le surmoi, qui va sans cesse répéter le message parental et créer une pression intériorisée. L’enfant et, plus tard, l’individu sera habité en permanence du sentiment de ne jamais être assez bien, aura peur d’être oublié ou d’être rejeté. Il sera en quête d’approbation de ce que les autres vont penser, ou dans le besoin d’être irréprochable pour mériter l’amour. Il aura de la difficulté à poser des limites claires et se sentira coupable de dire non.
Au final, l’enfant va arrêter de ressentir, tant au niveau émotionnel qu’au niveau corporel.
Faux self : comment ton masque social t’éloigne de toi-même ?
L’individu essaiera en permanence de se conformer et de plaire aux regards et aux attentes des autres, et créera un faux-self, un masque social pour s’adapter, selon Winnicott.
À force de devoir s’adapter en permanence aux modes relationnels défectueux de ses parents, l’enfant va construire une version de soi depuis l’extérieur. Il va adopter une fausse identité qui va lui permettre de s’adapter à son environnement. Que ce soit la petite fille sage qui ne fait pas de vagues ou qui a de bonnes notes, ou l’homme fort qui ne pleure jamais. Il va s’enfermer dans un rôle qui va l’éloigner de lui-même.
Il va créer autour de lui une armure émotionnelle, et ses réponses à l’environnement seront des réponses types, mais pas celles adaptées à son vrai soi. Car il n’aura jamais eu le droit d’être lui-même. Cette armure va le mettre à distance des autres et de lui-même, ne sachant plus au final si ses réactions sont des défenses ou des réactions spontanées du soi profond. Car ces défenses vont empêcher l’authenticité du soi de s’exprimer et d’émerger. Le soi va rester caché, enfoui.
Je me souviens qu’après de gros week-ends de thérapie, les perceptions que j’avais de mon environnement étaient différentes. Comme si ma vie prenait forme. J’avais l’impression de voir le monde en 3 dimensions, alors que jusqu’à présent tout était plat. Ensuite, j’ai eu la sensation d’entendre les sons autour de moi avec plus de profondeur.
Quand tu es enfermé dans ta cuirasse, tu vois comme à travers des filtres ou des prismes déformants. La vie perd en intensité et en sens. Le soi ne peut pas s’exprimer.
La seule manière pour que le soi s’exprime enfin, c’est de libérer ces enfants intérieurs restés prisonniers du passé.
Recouvrement d’âme : comment libérer ton enfant intérieur pour vivre pleinement ?
De quoi cet enfant intérieur a-t-il été victime ? De quoi a-t-il manqué ? Pour libérer ces parties de toi prisonnières, il suffit de lui apporter ce dont il a manqué auparavant. Aucun conseil, aucune morale ne pourrait le sauver. Par contre, une reconnaissance émotionnelle, oui. L’enfant, dans le passé, a manqué de sécurité, de sentir que quelqu’un, un adulte, pouvait le protéger.
L’enfant a besoin qu’on accueille les sentiments avec lesquels il est resté. Il a besoin qu’on reconnaisse et accueille avec bienveillance ce qu’il ressent. C’est en regardant ces douleurs en face et en laissant s’exprimer les émotions du passé que l’enfant intérieur peut être libéré. Ces émotions ont besoin d’être vues par toi, entendues, reconnues.
L’idée fait peur. Et cette peur est authentiquement celle du petit enfant bloqué. Or, avec notre cerveau d’adulte, nous n’avons plus aucun problème à faire face et à accueillir nos traumas du passé. C’est vraiment la chose la plus importante à retenir ici.
Ton cerveau d’adulte peut faire face
Tu es capable de libérer tes parties de toi restées dans l’ombre maintenant. Parce que tu es maintenant capable de faire face à ce qui t’a traumatisé par le passé.
C’est d’ailleurs même surprenant à quel point on peut résister pendant des années à faire face à nos souffrances du passé et, au moment de les laisser émerger, se rendre compte à quel point nous étions vulnérables en tant qu’enfant. Ensuite sentir qu’aujourd’hui, nous avons dépassé cela et nous pouvons sans aucun souci accueillir ces blessures.
Ce que ce travail va changer dans ta vie
Et c’est en faisant ce travail de reconnaissance et de réhabilitation que tu vas sentir naître de l’amour inconditionnel pour ces parties de toi qui ont été vulnérables. Et c’est cette reconnexion qui va te permettre d’abord de te libérer de tes faux-selfs et de tes cuirasses, et enfin d’être pleinement toi-même.
- Tu vas découvrir la joie de vivre, la gratitude, un corps plus souple et plus libre de ses mouvements.
- Tu vas t’engager dans des projets qui te ressemblent, tu n’auras plus peur de te tromper, de faire des erreurs, de recommencer.
- Tu sauras dire non, puis oui, puis encore non.
- Tu ne te sentiras plus abandonné, et tu vas même ne plus apprécier certaines situations pour lesquelles tu aurais laissé un bras auparavant.
- Tu vas te surprendre à exister pleinement.
Conclusion
Personnellement, j’ai commencé un travail psychocorporel vers mes 30 ans et j’ai plongé de façon intensive dans cette thérapie. Aujourd’hui, les thérapies ont évolué et les soins énergétiques sont de plus en plus rapides et efficaces. Je ne pense plus qu’il soit nécessaire de revivre ses traumas dans son corps comme je l’ai fait à maintes reprises pour en sortir. J’ai eu l’occasion de recevoir et de procurer des soins plus énergétiques et spirituels. Ceux-ci sont moins douloureux, moins confrontants, mais tout aussi sensibles, s’ils sont bien accompagnés évidemment.
Il n’y a pas d’âge pour se libérer de ces ancrages laissés dans le passé, et réintégrer toutes nos parties d’âme qui nous constituent. Pour rayonner pleinement et vivre sa meilleure seconde vie, quoi de mieux que de commencer par là ? Ne laisse pas des parties de toi dans le passé, car elles pourrissent ton présent et t’empêchent de faire face à ton avenir.
Si cet épisode a résonné en toi, laisse-moi un commentaire — dis-moi quelle partie t’a le plus touché. Et si quelqu’un dans ton entourage traverse une période de remise en question, partage-lui cet épisode.
Et si tu veux passer à l’action maintenant, je t’invite à explorer l’outil gratuit que j’ai créé sur florencealfano.com/roue. Il te permet de voir concrètement dans quels domaines de ta vie tu ne t’es pas encore révélé.