Zone de confort ou zone d’endormissement : comment te remettre en mouvement

Sortir de sa zone de confort : c’est souvent ce qu’on nous dit de faire. Mais la vraie question est plus subtile — est-ce que ta routine te ressource ou t’endort ?

Il y a une différence entre choisir la stabilité en pleine conscience et glisser doucement dans une vie étriquée où l’on n’ose plus rien tenter. La première est souveraine. La seconde est une forme d’endormissement progressif.

On ne s’en rend pas compte tout de suite. Les journées se ressemblent, les semaines s’enchaînent, et peu à peu on arrête de tenter des choses. On arrête de rêver à voix haute. On range ses envies dans un tiroir en se disant « plus tard ». Et « plus tard » ne vient jamais. C’est là que la zone de confort devient une zone d’endormissement.

Une amie me racontait récemment qu’à force de vivre toujours les mêmes journées bien rangées, elle avait eu du mal à partir quelques jours pour un projet qui lui tenait pourtant à cœur. Ce n’était pas un manque d’envie. C’était l’inertie d’une vie trop bien rangée.

Sortir de sa zone de confort ne signifie pas tout bouleverser du jour au lendemain. Cela commence par un mouvement, même petit. Par une décision de ne plus laisser la routine décider à ta place.

Une fois en mouvement, elle s’est rappelé à quel point c’était excitant d’avancer vers ce qui l’appelait vraiment. Sa zone de confort était devenue une zone d’endormissement — et elle ne s’en était pas rendu compte.

Le mouvement ne demande pas d’être prêt·e. Il demande juste de commencer. Parce que c’est en bougeant qu’on se révèle, pas en attendant les conditions parfaites.

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